Les femmes entrepreneures manqueraient de confiance en elles.  Auto censure, peur de ne pas être légitime, nous n’osons pas toujours sortir de notre zone de confort.  Alors, quand le nouvel ouvrage de Charles Pépin parle de confiance en soi et que j’ai apprécié le précédent sur les vertus de l’échec, je n’hésite pas longtemps.

200 pages pour trouver le chemin de la confiance en soi. Un voyage avec des philosophes, des psychologues, l’expérience de Madonna, celles de grands sportifs aussi. Cela semble loin de nos vies d’entrepreneures, et pourtant.

Gagner confiance en soi, cela a l’air simple, une équation à trois variables : confiance en l’autre, en nos compétences, et confiance en la vie.

Confiance en soiAvoir confiance en l’autre  

Première surprise : la confiance en soi viendrait des autres.  On se souvient des liens entre le bébé et ses parents et puis, des rencontres qui nous donné confiance. Des encouragements, des mots du cœur, qui se prolonge par une invitation à agir.

Un ami selon Aristote, c’est quelqu’un qui vous rend meilleur. Etre bien entourée, c’est le coach, le maître, qui me met en confiance et qui me pousse à passer à l’action. L’un et l’autre, pas l’un sans l’autre.

« Sortons de chez nous, nouons des relations avec des gens différents, et inspirants, choisissons nos maîtres ou des amis qui nous grandissent, nous réveillent, nous révèlent »

Avoir confiance en nos compétences

La confiance viendrait d’une pratique assidue, des gestes répétés, d’un entraînement intensif.

« Le génie, c’est 1 % d’inspiration et 99 % de transpiration » disait Thomas Edison.

Faire, refaire nos gammes, mais, pour improviser ensuite. Passer de la compétence à la confiance. Comme si nous devions tout connaître pour mieux nous en détacher. Prendre son élan, découvrir que la maîtrise conduit à l’audace.

La danse de la confiance en soi ? Me ressourcer dans ce que je connais, et sortir de ma zone de confort.

« Se faire confiance et ne pas se dire que je peux faire cette chose parce qu’on l’a déjà réussie mille fois – quelle tristesse ! Quel manque de perspective ! Au contraire, c’est s’adresser à cette part incertaine en soi – jamais activée encore – et décider de l’inviter, de la réveiller «. Emmanuel Delessert.

Quelques attitudes pour gagner confiance en moi

  1. M’écouter, écouter mon intuition

Prendre conscience de ces moments où on se fait confiance.

S’écouter, ce n’est pas gagné. Charles Pépin propose des rituels, des rendez-vous avec soi, une séance de sport, une ballade, la méditation. Des moments planifiés, organisés dans mon agenda, loin des urgences.

  1. Décider  

Apprendre à distinguer « choisir » de « décider ».

Quand on choisit, on se repose sur des critères rationnels, logiques, l’incertitude est minimale, on sait et on agit.

Quand on décide, bonjour l’incertitude, la liberté. On agit avant de savoir.

Décider, c’est accepter l’incertitude, sortir de ma zone de confort.
Prendre des petites décisions tous les jours, s’entraîner à cet art, c’est apprendre à se faire confiance, un cercle vertueux pour gagner confiance en nous.

  1. Agir

La confiance en soi trouve sa source dans la rencontre entre moi et le monde. Se lancer, agir, rend cette rencontre possible.  Si on reste immobile, on se prive des côtés positifs de l’action.

Agir, s’entraîner, mettre en pratique ? C’est bien plus que cela !

Agir, c’est se donner une chance de rencontrer le monde, d’avoir de bonnes surprises. Tout peut arriver. Oui, le résultat ne dépend pas que nous. On accepte cette part d’imprévu, les choses ne seront plus comme avant, il y a un avant et un après.

  1. Admirer

Oui, admirer donne des ailes.

Je pense aux rôles models qui ont jalonné ma vie, aux conférences, aux livres, aux rencontres dans la vraie vie. Alors, je me dis que c’est possible puisque d’autres l’ont fait.

Je ne me compare pas, ces personnes me nourrissent. « Pourquoi pas moi ? », j’entre-aperçois les possibilités de mes talents. Sois inspirante, être inspirée, une des attitudes que j’ai appris à cultiver.

Avoir confiance en la vie

La confiance en soi, c’est aussi la confiance en la vie.

Devenir ce que je suis, moi avec les autres, dans la joie, en étant ancrée dans mon désir le plus profond. On est loin du mode d’emploi simpliste à appliquer, mais, il nous emmène sur le chemin pour avoir plus confiance en nous. .

« Croire en la puissance créative de l’action, chérir l’incertain sans en avoir peur.  Une invitation à saisir notre liberté, à être à la hauteur de qui nous sommes, et à faire confiance à notre étoile ».

 « Avoir confiance en soi, ce n’est pas être sûr de soi. C’est trouver le courage d’affronter l’incertain au lieu de le fuir. Trouver dans le doute, tout contre lui, la force de s’élancer ».

La confiance en soi, une philosophie, Charles Pépin, Allary Editions
Les vertus de l’échec, Charles Pépin, Allary Editions

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La pression monte, la mission se termine, la course contre la montre a commencé. Il est temps de partir à la recherche de son prochain client. Devenir freelance, c’est aussi découvrir comment faire son job chez ses clients et développer sa clientèle en même temps. Pas évident ! On est tous passés par là. Il y les erreurs fatales, les cinq comportements à oublier quand on est freelance et qu’on se lance dans la prospection de nouveaux clients.

Faire du networking uniquement quand on cherche des clients

Apprendre à vivre, penser réseau tous les jours ou presque et pas seulement quand on a besoin de trouver sa prochaine mission. Pourquoi ne jure-t-on que par le réseau ? Car c’est le bouche à oreille puissance 10, le téléphone sonne, les prospects viennent à nous. Je suis recommandée, la mission, elle est pour moi !

Et pourtant, j’ai fait tout à l’envers. Le scénario est connu : la tête dans le guidon, le trou d’air, panique, stress, perte de confiance en soi. Alors, on se lance dans les soirées de networking, au plus mauvais moment. De nouvelles têtes, quelques contacts, et plus rien. Déception.

Ah, on n’a pas de réseau ? On oublie un peu vite ces personnes rencontrés pendant nos études, nos anciens collègues, notre premier manager. On en a des choses à leur raconter, devenir freelance, se lancer comme indépendant, se reconvertir, l’aventure ! Première action, renouer le lien et ensuite, l’entretenir !  Vivre et penser réseau, prendre et donner des nouvelles, mettre en relation et être recommandée.

Oublier ses anciens clients

Trouver ses clients, c’est dur, alors, les garder, cela doit être notre première préoccupation. Et maintenir le lien, c’est indispensable. Ils nous connaissent, ils ont testé et sont satisfaits. Alors, première action à intégrer dans votre kit de prospection, ne jamais rester loin de ses anciens clients.

Une première mission qui s’est bien passée, la confiance s’installe. Et après, que faire ? Etre présent entre deux missions. Je prends des nouvelles, j’envoie un article intéressant. Et si je les mettais en relation avec une personne intéressante ? La confiance se nourrit, mes clients sont importants pour moi, j’aime leur montrer. Entretenir son réseau, et soignez nos anciens clients.

Ne pas savoir qui on chercheNe pas savoir qui on cherche ou tout accepter

Trouver des clients, ce n’est pas vraiment un problème. Mais, travailler avec ceux qui nous intéressent, c’est mieux ! Et ce client idéal, il ressemble à quoi ? Pas de prospection sans préparation, cela prend du temps, mais, en gagne beaucoup après car on cible juste.

Un client idéal,  des critères socio-économiques, un secteur d’activité, souvent. Et puis, aussi, des valeurs partagées. 12 ans après la création de ma première entreprise, je crois de plus en plus que nous avons les clients qui nous ressemblent.

J’ai appris à écouter mon intuition et dire non, à choisir mes clients. Au démarrage de mon activité,  je signe un magnifique contrat, plusieurs mois de chiffre d’affaires garanti, mon année commence bien. Pourtant, je ne le sentais pas, trois interlocuteurs, trois attentes différentes. J’y vais, je commence, et première présentation, premier problème. Discussion, pas vraiment, mais, fin de la mission avant une explosion du temps passé et des relances pour être payée.

Alors, oui, aujourd’hui, j’entends cette petite voix qui me dit ce n’est pas pour toi, un dossier pourri reste un dossier pourri. Et un prospect de perdu, dix de retrouvés !

Proposer des services « gratuits »

Un diagnostic gratuit, le must have ? J’entends souvent l’argument suivant. Cela permet aux prospects de découvrir notre expertise, de leur donner envie d’aller plus loin. Pour moi, tout ce qui donné gratuitement a finalement peu de valeur pour notre futur client.   

Pourquoi je n’aime pas « le gratuit » ?

  • Payer, c’est un engagement. Quand c’est gratuit, la relation est complètement différente, elle est déséquilibrée. Puisque le client ne paie pas, il n’a aucuns scrupules à modifier ses exigences. Il ne risque rien, il a déjà tout gagné, et nous, on est frustré, démotivé.
  • Quand je reçois quelque chose de gratuit, je m’attends à ce que cela se reproduise. Les mauvaises habitudes sont prises, c’est l’engrenage. Notre client aura du mal à payer pour quelque chose qu’il a déjà obtenu gratuitement. Et moi, comment faire pour refuser ? Car ce n’est pas très cohérent, une fois, c’est gratuit, et ensuite, c’est payant…
  • Parce que mon expérience me dit que ceux et celles qui vous font miroiter autre chose après cette première partie gratuite, sont aussi ceux qui ont souvent l’habitude de changer de prestataire après cet essai. Un indice pour repérer les fameux clients à éviter.

Penser tarif, plutôt que valeur apportée à nos clientsPenser tarif, plutôt que valeur apportée à nos clients

Définir son tarif, des mathématiques ! D’abord, on va regarder les tarifs pratiqués par d’autres freelances. On va réfléchir à ce que l’on veut gagner par mois et identifier tous les coûts de revient, nos charges. Et puis, on pense à un tarif horaire. C’est une première approche.

Un devis, un tarif qui rémunère le temps passé ? Et la valeur qu’on apporte au client, on n’y a pas encore pensé. Deuxième approche : réfléchir à la valeur perçue par nos clients. Leur vie a changé après mon passage chez eux, ma contribution, les bénéfices de mon offre.

La conclusion ? Quand un prospect ne répond que je suis trop cher, j’arrête de penser je dois diminuer mon tarif. Je ne suis parvenue à lui faire prendre conscience de la valeur que j’apporte. Pour faire évoluer la perception de ce prospect, on repense sa proposition de valeur.

Et si devenir freelance, c’était finalement avoir une posture d’entrepreneur ? Construire son flux régulier de clients, créer de la valeur, réconcilier nos objectifs personnels et financiers.

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Networker, la solution magique des freelances, des indépendants pour être recommandés, pour développer leur clientèle ? Pourtant, nous y allons souvent à reculons. Sans doute, parce que devenir un as du networking, c’est apprendre à demander. On a peur du refus ou de devoir quelque chose à quelqu’un. Aujourd’hui, je vis, je pense réseau, je l’active aussi, je gagne des clients. Et j’ai envie de partager avec vous mes secrets pour réussir son networking.

Qu’est-ce qu’un networker ?

Il ressemble à quoi ce freelance qui a tout compris du networking, du réseautage ? Quand on parle du réseau, on a souvent l’image d’un groupe fermé de personnes, de renvois d’ascenseur, de faveurs mutuelles.

Pour moi, réseauter quand on est freelance, c’est nouer, tisser des liens de qualité, et développer mutuellement nos activités. C’est échanger, donner et prendre des nouvelles, parler de soi et écouter l’autre. C’est mettre en relation, être recommandée. Etre opportuniste dans le bon sens du terme. Et ce n’est pas la quantité des relations qui compte, mais, la qualité de mes échanges.

Attitudes gagnantesComment faire du networking ?

Maîtriser l’art du networking, c’est adopter les bonnes attitudes. Alors, quelles sont-elles ?

  • Règle 1 : Il faut aimer donner sans arrière-pensée. Aider un de mes contacts est gratifiant pour moi, je ne sais jamais ce que ce je recevrai. Je suis toujours surprise de la force du réseau.
  • Règle 2 : Parler et écouter avec bienveillance. Je comprends les besoins de mes interlocuteurs, je peux les aider, les mettre en relation, les recommander.
  • Règle 3 : Le réseau aide les personnes enthousiastes, celles qui donnent envie. Ceux qui se plaignent, qui pompent votre énergie sont des éternels insatisfaits.
  • Règle 4 : Quand je promets quelque chose, je le fais. Si je ne peux pas tenir mes engagements, je ne promets rien. Parfois, il n’est pas possible d’aider mon contact.

Et j’ai appris à passer ma route quand je croise les profils suivants : les toxiques, ceux qui se plaignent, qui mentent, qui ne parlent que d’eux, les spécialistes du name dropping. Nouer ses relations de qualité, c’est aussi dire non, et conserver des relations avec des personnes qui partagent mes  valeurs, qui ont la même vision du networking.

Le networking, la clé de réussite d’un freelance ?

Le réseau, arrêtons d’y penser quand nous cherchons des clients. On se lance, on sort, on voit du monde, on est stressé, on dépense beaucoup d’énergie et on est souvent déçu des résultats obtenus. Le networking, c’est une façon de vivre qui irrigue ma vie d’entrepreneure.  

Le réseau, c’est d’abord donner. Il faut penser aux autres pour que les autres pensent à vous. Oui, j’aime rendre service et j’ai aussi appris à demander ce que je cherche.

Etre un as du networking, c’est faire une demande claire et précise. Je ne dis plus que « je cherche des clients », je parle de mon client idéal. J’ai aussi une liste de cibles que j’aimerai rencontrer, des prospects, des influenceurs, d’autres freelances. Et puis si mon interlocuteur connait une personne, c’est super, et dans le cas contraire, ce n’est pas grave. J’avance, je continue.

Soirée networking, et pas uniquement

Toutes les occasions sont bonnes pour networker.  Chaque personne que je rencontre, connue ou inconnue, peut être un client potentiel ou un prescripteur. Donc, chaque conversation doit permettre à mon interlocuteur de savoir ce que je fais, et de faire le lien avec  ses éventuels besoins ou avec ceux de son entourage.

A la question « Comment allez-vous ? », j’ai banni la traditionnelle réponse « je vais bien, merci ». Je parle, alors, de mes projets présents, de ma dernière mission, d’un nouveau client. Et pas de bla-bla ! Des réponses courtes avec toujours des informations concrètes sur ce que j’ai apporté à mes clients.

Déjeuner accompagnéFini le sandwich avalé entre deux dossiers, deux urgences. Le déjeuner, c’est toujours accompagné. Prendre le temps de déjeuner et renforcer les liens avec mon réseau, c’est joindre l’utile à l’agréable. Cet année, je me suis fixée un objectif ! Déjeuner chaque semaine avec une personne que je ne connais pas encore. Et pourquoi ne pas relancer des contacts perdus de vue ? Alors, on apprend à déjeuner malin !

Et puis, il y a les conférences, les soirées réseau, l’occasion de rencontrer de nouvelles têtes, de développer son réseau. Bon, mais, réussir un événement networking, cela ne s’improvise pas. Je soigne ma préparation, j’ai aussi mes trucs pour briser la glace, pour prendre part aux conversations. Puis, j’entretiens ce premier lien après une soirée networking.

Comment devenir un expert du networking ?

En donnant, en rendant service d’abord. En apprenant à parler de ce que je fais, à demander aussi ce que je cherche. J’ai rencontré des supers connecteurs, je les ai observé, j’ai eu envie d’essayer.

Penser, vivre, activer mon réseau : donner, prendre des nouvelles, mettre en relation, avoir des recommandations, gagner des missions, des clients, développer ensemble nos activités et faire des belles rencontres, aussi !

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Etre un expert, c’est bien, le faire savoir, c’est encore mieux. Apprendre à parler de moi, me mettre en avant, la solution pour promouvoir mon activité de consultant ? J’aime dire que nous devons rendre notre expertise visible par ceux qui nous intéressent. Alors, concrètement, on fait comment, on commence par quoi ?

Etre visible pour trouver des clients

Se faire connaître, c’est d’abord réfléchir à notre spécificité, à ce que j’ai envie de raconter, en cohérence avec mon parcours, mes compétences, mes talents. On devient une marque personnelle. Et nos actions, nos prises de parole participent à la construction de cette identité.

Notre objectif, c’est bien d’augmenter le nombre de recommandations et/ou d’être contactée directement par des prospects. Etre visible, oui, et là où se trouve mon client idéal, rencontrer mon audience préférée dans la vraie vie et sur les réseaux sociaux.

Et puis, développer sa clientèle quand on est consultant, c’est une activité à part entière. Chaque jour, on produit ; chaque jour, on cherche de nouveaux clients, et cette prospection se déclinent selon les actions que j’ai choisies, de préférence celles qui me correspondent. Mais on s’y tient ! On avance, on regarde les résultats, on continue, on teste d’autres choses.

La première action pour se faire connaître quand on est consultant  

Faire parler les autres ! Nos clients deviennent nos premiers ambassadeurs ? Ils sont bien plus de crédible qu’un consultant qui fait son autopromotion. On comprend donc pourquoi tant de témoignages clients, de « verbatim » de participants à des conférences fleurissent sur les sites internet, les réseaux sociaux.

Usons, abusons des recommandations de nos compétences sur LinkedIn. Parlons de notre conférence  sold out, faisons savoir que nous sommes fières que notre article ait été lu, partagé et commenté de nombreuses fois. Le monde attire le monde. Si  un nombre important de personnes font une chose, je serai plus enclin à faire la même chose.

Témoignages clientsComment gagner en visibilité quand on est consultant ?  

Participer à des conférences reste un bon moyen de me faire connaître. Je m’adresse, alors, à plusieurs personnes à la fois, les participants sont des « clones » de mon client idéal.  Lors de mon pitch d’introduction, chacun doit comprendre quel est mon activité, qui sont mes clients, ce que je leur apporte, et en quoi je suis différente des autres consultants.

Décrocher une conférence, comment faire ? Il faut arriver avec un angle d’attaque original, et un sujet qui ait néanmoins un lien avec ce que nous proposons à nos clients. J’ai choisi de créer deux formats de conférence, je les propose aux réseaux féminins, aux associations professionnelles.

Même si je ne vends rien lors de ces conférences, cela me permet de créer une première relation. J’aime transmettre mon expertise,  faire grandir l’autre,  je suis heureuse quand les participants ont des idées d’actions à mettre en place dès la fin de la conférence.

Deux derniers conseils. Intéressons-nous aux moyens de communication mis en place pour promouvoir la conférence, car, plus de communication, c’est plus de visibilité pour soi. Et enfin, il faut récupérer les coordonnées, l’email des participants, on les rajoute avec leur accord à notre mailing list.

Et puis, sortons, allons voir d’autres conférences. D’abord pour apprendre et puis, moi, cela m’inspire, cela me nourrit, j’y trouve des idées de sujets d’articles, j’y fais de belles rencontres.

Etre présente sur les réseaux sociauxEtre visible en ligne, sur les réseaux sociaux

  • Pour soigner notre présence en ligne, le must, c’est d’abord un site internet pour promouvoir notre activité de consultant, publier les témoignages de nos clients, et assurer la promotion de nos événements. Et pour les réseaux sociaux, le prérequis, ce sont des profils actualisés !
  • Ecrire des articles ? Le blog, je suis fan, mais, avec une vraie ligne éditoriale. On s’exprime, donne son point de vue, et cela doit valoriser le savoir-faire que j’ai choisi de mettre en valeur. Et un mot d’ordre, cohérence ! Du fond, de la forme aussi. On peut aussi commencer par publier des articles sur les plateformes des autres : LinkedIn, Medium. On choisit des sujets, on voit ceux qui sont plus lus, plus aimés, on avance, on crée un rendez-vous en proposant régulièrement de nouveaux articles.
  • LinkedIn, twitter pour publier nos articles, oui, mais aussi pour participer, commenter ceux des autres. Une règle pour moi : commenter pour apporter de la valeur ajoutée, pour faire progresser les autres et pas pour mon autopromotion.
  • Article aimés, partagés, commentés, ce sont autant de nouveaux contacts avec lesquels on peut engager la conversation. Et puis, une visite sur le site internet, c’est peut être une adresse mail récupérée, une base de données de prospects qui s’étoffe et une newsletter envoyée avec de vos nouvelles.

Se faire connaître et après ?

Faire, agir, je suis la première à applaudir. Dans le feu de l’action, le mieux est souvent l’ennemi du bien, on cherche à en faire trop. Alors, retour à ce qui est simple et évident.

Toutes ces actions nourrissent notre base de données de prospects. Je leur ai apporté suffisamment de valeur, ils ont accepté de me laisser leurs coordonnées.

Et après, on fait quoi ? Une newsletter, oui, et pour leur dire quoi ? Car ces prospects, il faut maintenant les convertir en client. Rester top of mind, les accompagner dans leur parcours d’achat et être là quand ils décident de passer à l’action.

Et puis, être visible, c’est aussi donner et prendre des nouvelles des personnes que nous connaissent déjà. On ne prend pas toujours le temps d’expliquer à nos contacts ce que nous avons réalisé chez nos derniers clients. Et puis, quand on me demande comment je vais, j’en profite pour parler de ma dernière mission, de préciser ce que j’ai apporté à mon client.

Se faire connaître, être visible, c’est parler de ce que l’on aime, de ce que l’on apporte à nos clients, un peu chaque jour, pas uniquement à forte dose quand on cherche des clients. Un état d’esprit surtout.

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Nous sommes en 2006. Je réalise mon rêve, je crée Phéosia, un cabinet de conseil en développement commercial. 12 ans, des grandes joies, des rencontres, des échecs aussi.  Devenir une entrepreneure, j’ai dit adieu à la bonne élève, j’ai arrêté d’être parfaite. Je me suis parfois plantée, j’ai pris des risques, j’ai souvent surmonté les obstacles et osé des choses que je n’imaginais même pas réaliser.  Souvent, j’ai été ma meilleure ennemie, parfois, ma meilleure amie. Alors, je vous raconte tout ce que les livres pour devenir une femme créatrice d’entreprise ne nous disent pas. Du rêve à la réalité.

Comment devenir une femme entrepreneur ?

Oui, on ne naît pas entrepreneure, on le devient. Formations, cours, vidéos, accompagnement, j’ai tout coché. Et pourtant, rien ne s’apprend vraiment avant de démarrer. Pourquoi ? Car rien ne se passe jamais vraiment comme prévu, 1ère grande vérité. Des opportunités fabuleuses, et des ratages complets.

Bon, alors, on fait comme tout le monde. On court se confronter au marché, on y va le plus vite possible, on teste, on rectifie, on avance.  Gratter la terre, se tromper, fermer des portes, en ouvrir d’autres. Oui, on est toutes passée par là, 2eme vérité. Jamais déçue, toujours surprise.

Et on apprend alors à ne pas confondre «je rate quelque chose » avec « je suis nulle, je suis une ratée ». On en sourit, mais, dans le feu de l’action, les vieux travers ont la vie dure.

Viser hautEntreprendre,  c’est aussi apprendre à viser haut, à voir grand. Facile à dire ! Alors, on se libère du complexe de l’imposteure, on renonce à l’auto censure. Peu à peu, j’ai quitté ma zone de confort. Petits pas par petits pas, je me suis exposée, le changement a créé une nouvelle dynamique, de nouvelles rencontres, d’autres opportunités.

Et là, le miracle, bonjour le cercle vertueux.  A court terme, stress et peur de se lancer. A long terme, satisfaction et perception positive de nous. J’ai développé de nouvelles compétences personnelles, un accélérateur de confiance en soi !  J’ai appris à demander, à dire non aussi. Je fais aussi plus confiance à mon intuition, j’ai appris à dépasser mes freins, j’ai pris conscience que le pire n’est jamais certain, que mes peurs sont souvent sans fondements réels.

Apprendre à dire nonApprendre à devenir une entrepreneure

Le talent ne suffit pas, le travail, c’est bien aussi. 12 ans, j’aime ce que je fais sans tout sacrifier. Un apprentissage pour moi. Apprendre à en faire moins, c’est reconnaitre les effets de la loi de Pareto. 20 % des actions fournissent 80 % des résultats. J’ai appris à dire non.

Se lancer, prendre des risques. Nous hésitons, nous préférons attendre que tout soit prêt. J’aime cette citation d’Erica Jong : si vous ne risquez rien, vous risquez encore plus.
Autorisons-nous à essayer. Je m’invite à me tromper et à avancer, en testant et apprenant. Si je réussis, j’ai tout à gagner. Si je perds, je gagne de l’expérience.

Apprendre, encore et toujours pour rester une experte dans mon domaine. Vouloir monter sa boite, c’est bien, construire une activité durable, c’est encore mieux. Et puis, se remettre en question, parce que le marché évolue, que les clients ont d’autres besoins. Penser les choses et les réaliser.

Etre motivée, et le rester. J’ai appris à vivre les hauts et les bas sans culpabilité. L’image idéale, la super héroïne, c’est fini. Ces situations de découragement, que nous racontent-elles ? Je décris ce qui m’arrive, je trouve dans ce dialogue des clés, un autre angle de vue pour me relancer, pour avancer.

Les attitudes gagnantes pour devenir une femme entrepreneur

Depuis 12 ans, j’essaie, je réussis, j’échoue, je suis devenue entrepreneure. J’avais envie de partager trois attitudes que j’ai appris à cultiver.

  • Aimer ce que je fais et en vivre confortablement
    L’un avec l’autre. Réconcilier intérêt personnel, ce qui nous fait plaisir et démarche commerciale.  Devenir une entrepreneure, c’est combiner épanouissement personnel et chiffre d’affaires. Et in fine, cela revient à prendre conscience de la valeur, de ce que j’apporte à mes clients.
  • Sois inspirante, être inspirée par les autres
    Devenir une entrepreneure, c’est donner et recevoir. A certains moments, être poussée, challengée par certains, et échanger avec d’autres pour leur faire franchir un cap. Les routes se croisent, s’éloignent, les priorités changent, d’autres rejoignent le cercle. On apprend tout le temps et de tous, c’est la communauté des entrepreneurs.
  • Un pas après l'autreEt toujours, un pas après l’autre.
    Pourquoi j’aime entreprendre ? Parce que je pense les choses et je peux les réaliser. En 12 ans, j’en ai eu des idées, j’ai lancé de nouvelles activités. Mon enthousiasme est parfois mis à mal par l’ampleur du travail. Je rumine parfois, je ne procrastine jamais très longtemps. Je m’oblige alors à poser une action, à avancer un premier pas rapidement. Oser me coûte, et je reste toujours étonnée du pouvoir de cette première action. L’énergie est au rendez-vous, une énergie positive.

On devient entrepreneure. Je vous avoue que je n’aurai jamais eu le courage d’écrire cet article, de parler ainsi de moi il y a un an. J’ai évolué, j’ai changé, j’ai progressé, j’en suis fière.

Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves. Eleanor Roosevelt.

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